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Message du
président
On n’échappe pas à la crise
Comme bien
des organisations actives dans
le secteur forestier, nous
tentons depuis plusieurs années
de traverser la crise en
limitant les dégâts. Même si des
programmes de compressions
budgétaires successifs ont été
mis en place, nous avons quand
même cumulé d’importantes pertes
financières depuis trois ans. Et
malgré une hausse de prélevés
implantée en juillet dernier, un
important ralentissement des
livraisons de bois en seconde
moitié d’année nous amène un
nouveau déficit pour 2011.
Malheureusement, les pertes
cumulées des quatre dernières
années se compteront en centaine
de milliers de dollars.
Le plus
préoccupant, c’est que les
années 2012 et 2013 s’annoncent
incertaines et que sans
intervention sur les dépenses de
fonctionnement du Syndicat, le
risque de nouveaux déficits
demeurera présent. Cette crise
qui nous est d’abord apparue
comme passagère aura en fin de
compte des effets trop
importants pour que des
ajustements temporaires soient
suffisants. La situation
nécessite des changements
permanents. Le constat est
difficile à faire parce qu’il
annonce des conséquences
désagréables : le Syndicat doit
modifier sa structure et réduire
ses frais d’exploitation afin de
s’ajuster à des revenus réduits.
Ce constat, mes collègues
administrateurs et moi l’avons
fait en fin d’année 2011. Nous
avons alors donné à notre
directeur général le mandat de
prévoir un budget de
fonctionnement positif pour
2012, ce qui nécessitait
d’importantes compressions
budgétaires.
Le plan qui
nous a été présenté touche
évidemment plusieurs points,
mais deux doivent dans un
premier temps retenir votre
attention. D’une part, il y aura
plusieurs changements au niveau
de notre personnel dont des
départs et des modifications de
fonctions. Il n’était pas
possible d’atteindre la cible de
réduction des dépenses
recherchée sans affecter
plusieurs de nos employés. Ils
seront donc, dès le début de
l’année 2012, moins nombreux à
notre service. Une décision
d’autant plus désagréable à
prendre que les personnes
affectées œuvrent pour nous
depuis de nombreuses années et
qu’elles nous ont été dévouées.
Ces employés sont, comme tant
d’autres, victimes de la crise
du secteur forestier. Cette
décision signifie aussi que les
priorités de travail de nos
permanents devront être revues,
que certains services pourront
être affectés et que certains
mandats devront être délaissés.
Nous tenterons bien sûr de
minimiser d’éventuels
inconvénients pour les
producteurs, mais il faut aussi
être réaliste. On ne peut
réduire la force de travail
comme nous le faisons sans que
cela paraisse quelque part.
D’autre
part, il est aussi prévu de
réviser l’organisation de la
gouvernance du Syndicat afin
d’en réduire le coût. En cours
d’année, nous devrons prendre
des décisions pour réduire le
nombre d’administrateurs et
recentrer leur rôle sur la
planification stratégique. Notre
objectif sera d’avoir moins
d’administrateurs, mais des
administrateurs plus engagés.
Nous serons tous invités à
accepter une réduction de
représentation pour nos régions
respectives, en échange d’une
gouvernance plus efficace et
plus moderne où des producteurs
élus par des producteurs seront
aux commandes comme jamais. Cela
représente un important
changement de nos traditions que
commande l’évolution de notre
secteur et de notre société.
Si vous me
demandez pourquoi mettre en
branle de telles modifications,
je vous répondrais sans
hésitation. Lors de notre
dernière assemblée générale
annuelle, vous avez déjà,
collaborés en acceptant une
hausse des contributions. Il
n’est pas question de vous
demander d’autres sacrifices
alors que vos revenus ne
s’améliorent pas et il n’est pas
évident, dans le contexte
actuel, de trouver facilement de
nouveaux revenus en haussant les
livraisons. Comme nous ne
pouvons continuer à créer des
déficits sans mettre en danger
la pérennité de notre Syndicat,
le choix de rationaliser les
dépenses s’imposait. Il nous est
apparu pertinent de le faire de
façon permanente, quitte à
devoir revoir notre
fonctionnement et notre offre de
service. J’espère que vous nous
soutiendrez dans ces choix.
Vous aurez l’occasion de nous le
faire savoir dès les prochaines
assemblées de secteurs. La
révision de nos activités nous
amènera à revoir la
réglementation de notre plan
conjoint. Au minimum, pour
modifier le nombre
d’administrateurs. Mais
peut-être aussi pour permettre
la mise en place de nouvelles
approches. Nos réflexions ne
faisant que s’amorcer au moment
d’écrire ce texte, je ne peux
encore vous présenter de projet
précis. Cependant, si vous êtes
nombreux à vous présenter aux
assemblées de secteurs, nous
pourrons tous ensemble définir
des orientations pour assurer le
futur de notre Syndicat.
Martin J. Côté,
président
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